La CIMADE publie un article sur l’évolution de la société et des peurs que celle-ci engendre.
Chère amie, Cher ami, Nous vivons dans une époque où les pires scénarios semblent se réaliser sous nos yeux. Les politiques de rejet et de repli sur soi se multiplient, en Europe comme aux États-Unis, transformant la migration en un sujet de peur plutôt que d’humanité. Les frontières se verrouillent, les détentions et expulsions se banalisent, et chaque année bat un nouveau record de personnes décédées sur les routes de l’exil. Partout, on criminalise celles et ceux que l’on désigne comme « indésirables », au mépris des vies brisées et au détriment de toutes les analyses et études qui montrent le caractère non seulement inéluctable, mais également positif pour les sociétés, de l’accueil et de l’intégration.En France, les droits fondamentaux et l’État de droit sont menacés. Les élections municipales de mars prochain et l’élection présidentielle de 2027 seront cruciales pour savoir si les communes et notre territoire resteront des lieux de solidarité ou alors si notre pays risque de basculer vers des politiques toujours plus restrictives et excluantes.
Pourtant, nous refusons de perdre espoir. Car nous sommes convaincu·e·s qu’une autre voie est possible. Une voie où l’accueil n’est pas une exception, mais une évidence. Où les familles ne vivent pas dans la terreur des expulsions, où les enfants peuvent aller à l’école en paix, où les droits fondamentaux sont garantis pour toutes et tous. L’exemple espagnol le prouve : la régularisation massive des personnes sans-papiers, c’est possible.

